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Par le Docteur Assaad ASSAKER
M.N.F. Médecine Aéronautique
Médecin fédéral

Certificat Médical de non contre-indication à la pratique de l’ULM


S’il s’agit de votre première demande de licence auprès de la FFPLUM.

En application de la loi 99-223 du 23 mars 1999, dans son article 5, relative à la santé des sportifs et à la lutte contre le dopage et désormais codifiée dans le Code de Santé Publique (notamment en son article L.3622-1) : “La première délivrance d'une licence sportive est subordonnée à la production d'un certificat médical attestant l'absence de contre-indication à la pratique des activités physiques et sportives”

Vous devez donc, au moment de votre première demande de licence, être en possession d’un certificat médical attestant l’absence de contre-indication à la pratique de l’ULM. Vous conservez ce certificat jusqu’à la fin de l’année civile concernée. Il pourra vous être demandé à tout moment. Vous complétez le champ qui vous est réservé sur la demande de la licence.

Il ne s’agit en aucun cas d’une visite médicale aéronautique, tous les docteurs en médecine sont habilités à effectuer un examen médical.

 Pour guider le médecin dans son examen voici la liste des contre-indications édictées par le médecin national de la FFPLUM.

• Insuffisance staturo-pondérale
• Maladies cardio-vasculaires à l’origine de troubles à l’éjection ventriculaire gauche et/ou de troubles du rythme à l’effort ou lors de la récupération
• Lésions pleuro pulmonaires évolutives
• Affections morphologiques statiques et/ou dynamiques sévères, en particulier du rachis dorsolombaire, avec risque de pathologie aiguë ou d’usure accélérée
• Épilepsie, pertes de connaissance, vertiges, troubles de l’équilibre

Il est important de noter que si l’une de ces contre-indications est contrôlée, traitée et stabilisée, cette contre-indication devient relative après examen du dossier médical par le médecin fédéral et donnera lieu à une dérogation.

Pour toutes informations complémentaires, les médecins ou adhérents concernés sont invités à prendre contact avec le médecin fédéral uniquement par courrier sous pli confidentiel à :

FFPLUM
Dr Assaad ASSAKER
96 bis, rue Marc Sangnier
94704 Maisons-Alfort Cedex

Troubles psychiatriques liés au Cannabis :


Le cannabis est recherché pour ses effets psycho actifs et particulièrement affectifs.

Ses complications sont essentiellement de type anxieux avec des attaques de panique et des troubles anxieux généralisés.

Les troubles liés au cannabis sont fréquents :

*L’ivresse ou intoxication cannabique, survient dans les 2 heures après la prise et entraine des manifestations psychoaffectives et sensorielles pendant quelques heures avec des perturbations cognitives (c à d la compréhension et l’interprétation de ce qu’on voit ou l’on entend etc.) et quelques signes physiques donc visibles ; conjonctives injectées, les pupilles dilatées sécheresse de la bouche et accélération du rythme cardiaque

* L’Abus ou usage nocif du cannabis qui correspond à une poursuite de la consommation malgré des complications physiques, psychiques, relationnelles, professionnelles voir juridiques, sans atteindre un niveau de dépendance, la consommation est alors sous estimée, sous verbalisée et banalisée.


* La Dépendance au cannabis, qui est la perte de contrôle ou de la liberté de s’abstenir avec une organisation de la personnalité autour de la consommation du produit, elle concerne 5 à 10% des consommateurs et 15 à 20% des adolescents expérimentateurs.

*Les symptômes de sevrage, apparaissent dans les quinze jours après l’arrêt se traduisent par une anxiété, une irritabilité, agitation et des troubles de sommeil.

• Association ou évolution vers la prise d’autres toxiques et l’escalade vers une poly toxicomanie. Voici succinctement les problèmes rencontrés en cas de consommation de Cannabis, je sais que c’est un débat épineux mais le danger est réel.


Dr Assaad Assaker, MNF             

 

Prise médicamenteuse et vols (02/02/2005)

Voilà un sujet sensible chez nous pilotes ULM, car à un certain moment de notre vie nous sommes amenés à prendre certains médicaments pour différentes raisons de santé (douleurs, insomnies, dépression, hypertension artérielle etc.)

Or, le gros problème posé par la prise des médicaments est la possibilité d’effets secondaires (effets différents de celui recherché de ce même médicaments) qui pourraient mettre en cause votre sécurité et celui de votre passager en vol.

Les principaux organes cibles sont :

• Le cœur et les vaisseaux : variation de la tension artérielle et du rythme cardiaque, fluidité du sang etc.
• Le poumon : troubles respiratoires
• Le cerveau : action sur la vigilance
• L’œil : troubles de la vision et des illusions visuelles
• L’oreille interne : vertiges et problèmes d’audition

Donc la prudence nous impose de toujours vérifier avec notre médecin de famille les éventuels effets secondaires et éliminer ceux qui posent un problème pour la sécurité des vols.

Quelques conseils :

• Demander à votre médecin de famille d’éviter de vous prescrire un médicament récemment commercialisé tant qu’il n’a pas fait la preuve de son innocuité.
• Faire un essai de tolérance au sol pendant quelques jours
• Différencier les médicaments chroniques pour lesquels la tolérance devra être parfaite, et les médicaments donnés en « aigu » pour lesquels un arrêt des vols est souhaité pendant quelques jours

GÉRER SON STRESS EN ULM

Définition

Le stress est une réponse de l'organisme à une agression, caractérisée par un ensemble de symptômes et de comportements : anxiété, tension nerveuse, fatigue, agressivité, hypertension artérielle, tendance à la somatisation…


Les origines

Les agents du stress peuvent être : physiques (forte chaleur, froid intense, variation brutale de température, radiation ionisante, traumatisme, brûlures, intervention chirurgicale), infectieux, ou psychiques (émotion violente). Les manifestations biologiques du stress et les réactions à cet état diffèrent en fonction de chaque individu. De façon générale, elles évoluent en trois phases successives :
phase d'alarme, avec mise en jeu des mécanismes de défense de l'organisme par l'intermédiaire d'une sécrétion accrue d'hormone corticosurrénale ; elle s'accompagne d'un état de choc avec chute de la tension artérielle, abaissement de la température centrale, accélération du rythme cardiaque
Phase d'adaptation, pendant laquelle les mécanismes mis en jeu lors de la phase d'alarme se compensent ou même s'inversent, avec élévation de la tension artérielle et de la température.
Phase d'épuisement : si les facteurs du stress persistent, les mécanismes d'adaptation sont dépassés et cèdent. Le stress peut être à l'origine de maladies aiguës (ulcères d'estomac) ou chroniques (hypertension artérielle).


Vaincre son stress

Etre à l'écoute de son corps améliore de fait votre mental. Ayez donc une bonne hygiène de vie :
je mange équilibré : préférez les sucres lents (céréales, pain…) et buvez beaucoup pour éliminer les toxines.
je fais du sport : alterner sport et exercices de relaxation.
je respire pour fournir à mes neurones l'oxygène dont ils ont besoin.
je fais des exercices de relaxation pour détendre mes tensions musculaires.
je respecte mon rythme biologique (cycle de veille et de repos).


Je fais ma check-list pilote si je suis en bonne condition mentale et physique je décolle, sinon demain est un autre jour.


Attention aux produits miracles contre la fatigue, le stress ou pour favoriser la mémoire. Ils peuvent avoir des effets néfastes sur vos aptitudes intellectuelles. Adressez-vous à votre médecin traitant qui vous prescrira si besoin est une cure de vitamines ou de magnésium


Docteur assaad assaker       
Médecin National Fédéral      


LOMBALGIES & ULM

Les lombalgies, vaste sujet, représentent la plainte la plus fréquente dans les populations occidentales. Elles sont souvent d’origine multifactorielles et la cause précise ne peut être établie que dans une minorité de cas, près de 80% d’entre elles demeurent inexpliquées.

Définition :

• La lombalgie, autre nom du 'mal de dos' correspond à une douleur du bas du dos, c'est à dire de la région lombaire.

• Ce n'est pas une maladie, mais un symptôme qui peut avoir de nombreuses causes (mécanique, fracture, inflammation, tumeur…).

• La lombalgie commune est la cause la plus fréquente, c'est une douleur lombaire d'origine mécanique.
• Presque tout le monde souffre de lombalgie commune à un moment de sa vie. Dans la grande majorité des cas l'évolution est bénigne.

• En revanche, DANS UNE PETIT POURCENTAGE DE CAS LA LOMBALGIE DEVIENT CHRONIQUE, et le pronostic n'est plus le même car le retentissement sur la vie personnelle, professionnelle et sportive peut devenir considérable.






Prévention :

La fréquence de la pathologie lombaire chez les pilotes devrait être considérablement réduite par le respect de règles de prévention essentielles ;

L’apprentissage gestuel précoce et le respect des règles techniques de base :

En Paramoteur, se lever avec le GPM, s’assoire dans un multiaxes, pendulaire ou autogyre et en sortir en ménageant sa colonne vertébrale et en évitant la flexion du tronc associée à sa rotation.
Lutter contre les vibrations : roulage, atterrissages durs ………. Les vibrations sont transmises à l’ensemble du corps par le biais de la colonne vertébrale. Il est impératif de diminuer la transmission des vibrations aux pilotes par le biais d’une suspension basse fréquence adaptée, pneus souple etc.
Eviter les contraintes psychosociales (le stress essentiellement) qui peuvent aggraver une lombalgie existante.
Lutter contre les positions inconfortables prolongées : mal assis, sièges non ergonomiques (et il y en a !!!!!!!) en soutenant le dos correctement par un siège adapté.

Traitement :

Il n’existe pas de traitement unique des lombalgies de fait de la diversité des formes et de leur origine.

Dans 90% des cas, la guérison est spontanée en quelques jours. Il faut parfois traiter la douleur pour rester actif. Un traitement anti- inflammatoire peut être associé aux antalgiques.

Conclusions :

Le retour à l'activité sportive après une lombalgie est toujours un problème difficile.

La date de la reprise est nécessairement individualisée en fonction de l'âge, de la condition physique, du sport pratiqué, du type de traitement proposé.

Les risques de récidive doivent être bien compris par un pilote préparé à les accepter. En fonction des lésions et du traitement, une adaptation du geste doit être discutée avec son médecin ;

Quel que soit l'âge du pilote, quelle que soit la cause de la lombalgie, tout rachis douloureux aigu impose l'arrêt des activités physiques pendant le délai de cicatrisation. En revanche en cas de douleurs chroniques, après avoir éliminé une cause' curable ', les limitations de l'activité physique seront fonction de la tolérance du pilote à ses douleurs.

Les lésions observées et la symptomatologie décrite en pathologie lombaire chez le sportif ne se distinguent pas de la population générale. Le sport de loisir est vraisemblablement un élément de bien-être ne générant pas une recrudescence des phénomènes douloureux lombaires.

En revanche, le sport de compétition et ce d'autant qu'il a été débuté jeune et sur un rachis fragilisé, semble capable d'induire ou d'aggraver des lésions anatomiques de croissance).

L'intensité de l'entraînement sportif pourrait être responsable d'une recrudescence des phénomènes douloureux que ce soit en fréquence ou en intensité.

La prévention des accidents sportifs passe par un échauffement long et rigoureux

La reprise de l'activité sportive après une période de douleurs lombaires doit tenir compte du délai de cicatrisation des tissus lésés. Ce délai est le plus souvent de 4 à 6 semaines. Il peut être plus long lorsqu'une intervention a été réalisée notamment pour cure de hernie discale.

La notion selon laquelle il y aurait pour le rachis lombaire de bons et de mauvais sports est vraisemblablement erronée tout du moins en ce qui concerne le sport de loisir. La diminution, voire l'arrêt des activités physiques, s'ils se conçoivent en période douloureuse aiguë, n'ont plus de sens lorsque les douleurs deviennent chroniques.

Dans ces conditions la reprise des activités sportives est essentiellement dépendante des motivations du pilote et de sa tolérance à la douleur.

Dr Assaad Assaker      
Médecine aéronautique   
MNF FFPlUM        




Check-list pilote :
 Environnement Familial & Social    
 Crise familiale (disputes, contrariétés, etc.)   
 Mort d’un membre de la famille ou d’un ami proche   
 Problèmes avec les enfants   
 Autres  
 Environnement professionnel   
 Pression temporelle (commerciale, exploitation, etc.)   
 Situations de grève, conflits, de perturbation   
 Incidents sérieux et accidents au sein de la société   
 Harcèlement moral   
 Annonce de plan social   
 Autres  
 Sommeil & fatigue   
 Difficultés pour s’endormir   
 Mauvaises qualité du sommeil, nuit agitée, plusieurs réveils dans la nuit   
 Non-récupération de la fatigue précédente   
 Problème médical   
 Autres  
 Mental & moral   
 Rumination mentale   
 Perte du désir sexuel   
 Anxiété, la peur de l’avenir   
 Autres   
   

 Je décolle ?

  oui  non


Une valeur est définie par le pilote pour chaque contrainte qui le concerne, en effet, chaque individu réagit différemment pour un même événement. Le pilote attribue une note aux items qui le concerne. Cette note dépendra du degré d’importance que le pilote lui accorde. Le pilote fait la somme des notes qui le concerne et comparera le total avec une grille de valeur personnelle. La lecture du résultat lui permettant d’estimer sa capacité à voler en toute sécurité.

Docteur assaad Assaker         

Médecin National Fédéral        

Médecine aéronautique         

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