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Bien sûr, nous sommes toujours les ardents pratiquants et défenseurs du VOL en ULM !
Ce que nous dénonçons avec la plus grande vigueur aujourd’hui, ce sont les « vols » de nos moteurs, cellules ou appareils, qui se multiplient sur nos terrains et dans les hangars. Ces actions, qui consistent « à prendre furtivement ou par force le bien d’autrui » sont psychologiquement traumatisantes, socialement injustes et moralement inqualifiables. Nos ULM sont souvent le fruit d’économies durement et longuement réalisées et leur perte peut conduire à l’abandon pur et simple de la pratique…un désastre ! Que pouvons-nous faire à titre fédéral, et chacun en ce qui nous concerne, pour lutter contre ce réel fléau ? L’assurance est une chirurgie réparatrice utile, le méfait une fois accompli. Mais elle ne traite pas le mal à la racine. Il nous faudrait en outre être très nombreux à la souscrire pour rendre le contrat véritablement viable. Mais cela fait partie des recommandations. La FFPLUM, et c’est un premier pas, a créé sur son site un espace dédié aux matériels volés. Il est renseigné sur la base de vos déclarations (descriptions, numéros de série, modus-opérandi, horaires, lieux…). Il faut que nous prenions tous l’habitude de le consulter régulièrement, d’en parler autour de nous, d’en afficher le contenu dans nos clubs et de l’alimenter de nos renseignements glanés ici ou là. Et surtout, impérativement, nous devons être « systématiquement » suspicieux à l’endroit des pièces ou moteurs d’occasion qui nous seraient proposés. La consultation du site devrait être dans ce cas un réflexe. Si nous jouons le jeu dans ce sens, la banque de données sera assez conséquente pour rétrécir le marché de revente des voleurs, en France en tout cas. Car nous savons que beaucoup de matériels volés partent pour l’étranger. Tous les faits délictueux doivent, sans exception, être déclarés aux services de Police et de Gendarmerie compétents, pour que tous les renseignements soient centralisés au niveau national ; ce qui permettra de lutter plus efficacement au niveau local. La Fédération va d’ailleurs, au niveau national, prendre les contacts nécessaires avec la Police et la Gendarmerie pour élaborer avec ces services une stratégie globale dans le cadre d’une collaboration destinée à faire échec aux malfrats, dont certains sont certainement dans nos rangs…car ils savent ce qu’ils font et ce qu’ils volent ! Enfin, il faut équiper nos hangars, dans la mesure du possible, de systèmes de protection et d’alerte, modernes et efficaces, du type vidéo surveillance discrète reliée à des centrales, à des téléphones fixes et portables, etc.…Ce dernier dispositif a permis récemment de recueillir des éléments déterminants d’identification. Tout cela a un prix en terme de prise de conscience, de mobilisation, de finances…Mais c’est celui à payer pour se dresser face à ces voyous, et pour pouvoir continuer à vivre notre passion. Cela n’arrive pas qu’aux autres…Montrons-nous solidaires ! Bons vols. Dominique Méreuze Président de la FFPLUM
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