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Les lombalgies, vaste sujet, représentent la plainte la plus fréquente dans les populations occidentales. Elles sont souvent d’origine multifactorielles et la cause précise ne peut être établie que dans une minorité de cas, près de 80% d’entre elles demeurent inexpliquées.
Définition :
• La lombalgie, autre nom du 'mal de dos' correspond à une douleur du bas du dos, c'est à dire de la région lombaire.
• Ce n'est pas une maladie, mais un symptôme qui peut avoir de nombreuses causes (mécanique, fracture, inflammation, tumeur…).
• La lombalgie commune est la cause la plus fréquente, c'est une douleur lombaire d'origine mécanique. • Presque tout le monde souffre de lombalgie commune à un moment de sa vie. Dans la grande majorité des cas l'évolution est bénigne.
• En revanche, DANS UNE PETIT POURCENTAGE DE CAS LA LOMBALGIE DEVIENT CHRONIQUE, et le pronostic n'est plus le même car le retentissement sur la vie personnelle, professionnelle et sportive peut devenir considérable.

Prévention :
La fréquence de la pathologie lombaire chez les pilotes devrait être considérablement réduite par le respect de règles de prévention essentielles ;
L’apprentissage gestuel précoce et le respect des règles techniques de base :
En Paramoteur, se lever avec le GPM, s’assoire dans un multiaxes, pendulaire ou autogyre et en sortir en ménageant sa colonne vertébrale et en évitant la flexion du tronc associée à sa rotation. Lutter contre les vibrations : roulage, atterrissages durs ………. Les vibrations sont transmises à l’ensemble du corps par le biais de la colonne vertébrale. Il est impératif de diminuer la transmission des vibrations aux pilotes par le biais d’une suspension basse fréquence adaptée, pneus souple etc. Eviter les contraintes psychosociales (le stress essentiellement) qui peuvent aggraver une lombalgie existante. Lutter contre les positions inconfortables prolongées : mal assis, sièges non ergonomiques (et il y en a !!!!!!!) en soutenant le dos correctement par un siège adapté.
Traitement :
Il n’existe pas de traitement unique des lombalgies de fait de la diversité des formes et de leur origine.
Dans 90% des cas, la guérison est spontanée en quelques jours. Il faut parfois traiter la douleur pour rester actif. Un traitement anti- inflammatoire peut être associé aux antalgiques.
Conclusions :
Le retour à l'activité sportive après une lombalgie est toujours un problème difficile.
La date de la reprise est nécessairement individualisée en fonction de l'âge, de la condition physique, du sport pratiqué, du type de traitement proposé.
Les risques de récidive doivent être bien compris par un pilote préparé à les accepter. En fonction des lésions et du traitement, une adaptation du geste doit être discutée avec son médecin ;
Quel que soit l'âge du pilote, quelle que soit la cause de la lombalgie, tout rachis douloureux aigu impose l'arrêt des activités physiques pendant le délai de cicatrisation. En revanche en cas de douleurs chroniques, après avoir éliminé une cause' curable ', les limitations de l'activité physique seront fonction de la tolérance du pilote à ses douleurs.
Les lésions observées et la symptomatologie décrite en pathologie lombaire chez le sportif ne se distinguent pas de la population générale. Le sport de loisir est vraisemblablement un élément de bien-être ne générant pas une recrudescence des phénomènes douloureux lombaires.
En revanche, le sport de compétition et ce d'autant qu'il a été débuté jeune et sur un rachis fragilisé, semble capable d'induire ou d'aggraver des lésions anatomiques de croissance).
L'intensité de l'entraînement sportif pourrait être responsable d'une recrudescence des phénomènes douloureux que ce soit en fréquence ou en intensité.
La prévention des accidents sportifs passe par un échauffement long et rigoureux
La reprise de l'activité sportive après une période de douleurs lombaires doit tenir compte du délai de cicatrisation des tissus lésés. Ce délai est le plus souvent de 4 à 6 semaines. Il peut être plus long lorsqu'une intervention a été réalisée notamment pour cure de hernie discale.
La notion selon laquelle il y aurait pour le rachis lombaire de bons et de mauvais sports est vraisemblablement erronée tout du moins en ce qui concerne le sport de loisir. La diminution, voire l'arrêt des activités physiques, s'ils se conçoivent en période douloureuse aiguë, n'ont plus de sens lorsque les douleurs deviennent chroniques.
Dans ces conditions la reprise des activités sportives est essentiellement dépendante des motivations du pilote et de sa tolérance à la douleur.
Dr Assaad Assaker Médecine aéronautique MNF FFPlUM
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